Il n’est plus aucun discours qui ne définisse notre époque comme celle de l’image. Paradoxalement, il n’a jamais été plus difficile pour chacun de nous de les lire, de les analyser et de les interpréter. Leur vitesse de diffusion semble être inversement proportionnelle à notre capacité à les saisir dans leur complexité. S’il est un objet associé inextricablement à l’image et qui traverse les époques et les différents genres de la création, de l’art à la littérature, des nouveaux médias au design, c’est bien le miroir. Objet à la fonction scopique, il possède également une forte connotation symbolique. On le retrouve ainsi associé à différents mythes.

Articulée en chapitres, Miroir Miroir se propose de traverser l’intervalle séparant notre image de notre être. De toutes les images, le reflet, dans sa spécificité, reste sans aucun doute la plus complexe. La reconnaissance et l’illusion s’y trouvent confondues et produisent en nous un trouble lié à notre désir constant d’y lire notre identité.

Chacun des chapitres abordera un thème précis en relation au miroir ou au reflet, et présentera un ensemble d’objets de design qui seront complétés par d’autres issus de l’art contemporain, mais également de la photographie. Les créateurs célèbres, mais aussi émergents apporteront leur regard sur ce qui, à la surface glacée de la vitre, définit aujourd’hui notre être au monde.

Gospel Baba Yetu de Civilisation 4. La prière universelle, en Swahili, version japonaise pour un jeu vidéo. Une rencontre incroyable entre les genres. Un gospel de Madrijazz réarrangé et produit par Jean-Luc Dutoit.
Un tournage dans les magnifiques Alpes suisses.

Depuis la fin des années 1980, le designer industriel Aldo Bakker (Pays-Bas, 1971) a développé un impressionnant ensemble d’œuvres. L’exposition Aldo Bakker. Pause présente pour la première fois une rétrospective de son travail. Conçue par le designer lui-même, elle permet au public de découvrir les résultats surprenants d’un processus de travail laborieux et unique en son genre. Bien qu’Aldo Bakker ait produit un large éventail d’objets – des pièces uniques et des éditions limitées, mais aussi des créations pour des entreprises renommées comme Karakter et Georg Jensen (DN), Puiforcat et Sèvres (FR) –, l’impact réel de son œuvre n’est pas lié aux quantités produites. La qualité des œuvres qu’il a dessinées et façonnées, re-dessinées et re-façonnées encore et encore, réside avant tout dans la façon dont elles changent notre perception de l’ordinaire. L’exposition illustre sa subtile maîtrise de l’extraordinaire. Non par le biais de l’extravagance, mais à travers la finesse et la précision absolue de l’exécution.

David Bielander, créateur suisse établi à Munich, traduit en bijoux des éléments de notre quotidien. Crevettes, ananas, scarabées, framboises sont immédiatement reconnaissables, mais déconcertants. Ses trompe-l’œil ne cherchent pas à mystifier le spectateur mais à créer avec humour un jeu entre la personne qui porte le bijou et le bijou lui-même. Si David Bielander cherche le meilleur matériau, la technique la plus adéquate pour simuler la réalité, c’est lorsque ses bijoux sont portés qu’ils deviennent véritablement vivants. Les broches limaces (Slugs) glissent à l’assaut du décolleté, le collier serpent (Snake) ondule autour du cou.

Après son apprentissage d’orfèvre à Bâle, Bielander a obtenu en 2002 un master à l’Académie des beaux-arts de Munich, sous la direction d’Otto Künzli, maître du bijou conceptuel. Son influence est perceptible aussi bien dans la connaissance des matériaux que dans le savoir-faire requis par cette formation exigeante. Il a obtenu récemment quelques prix prestigieux: le Förderpreis de Munich en 2009; le prix Herbert Hofmann in 2010 et, en 2012, le prix Françoise van den Bosch et le prix fédéral de design. L’exposition présentera une sélection de ses œuvres dans une scénographie conçue spécialement pour ses pièces, loin de la vitrine traditionnelle de musée.

Avec le soutien de ProHelvetia.

Geneva Seahawks - American Football.

2' Video Clip from 2016 game: Geneva Seahawks - Zurich Renegades. Music from Sindel.

 

Pour la seconde fois, le mudac entre en synergie avec le festival BDFIL et accueille Hergé en invité d’honneur. Cette exposition est une invitation faite par le mudac au Musée Hergé à Louvain- la-Neuve, concepteur du projet. Planches originales, documents d’archives, photos, travaux inédits, l’exposition revient sur l’univers du maître de la ligne claire et en dévoile les richesses.

Débutant sa carrière de dessinateur au milieu des années 1920, Hergé, de son vrai nom Georges Remi, se partage alors entre la revue Boy-scout, dans laquelle il publie des planches de gags et Vingtième-siècle, journal ultracatholique, pour lequel il crée différents personnages dont le chef scout débrouillard Totor. En 1929, dans la nouvelle revue du Petit Vingtième, où il officie désormais en tant qu’illustrateur et reporter-photographe, Hergé transforme Totor en un reporter à qui il donne le nom bientôt célèbre de Tintin et auquel il adjoint la présence de l’intrépide fox-terrier Milou. Cette première aventure, au pays des Soviets, du héros à la houppe blonde sera suivie de 22 albums mythiques, qui emportent le lecteur aux quatre coins du monde et jusque sur la lune, sans pour autant oublier de passer par la Suisse!

L’exposition, première du genre à lui être consacrée en Suisse et destinée au public de 7 à 77 ans, veut également présenter des facettes moins connues de ce génie tour à tour illustrateur, caricaturiste, affichiste, graphiste. Planches originales et artefacts viendront alors témoigner, s’il le faut encore, que l’œuvre d’Hergé a sa place au musée en tant que pionnier de la bande dessinée mondiale mais également comme témoin de l’histoire du vingtième siècle.

Avec le soutien de Retraites Populaires et de la Banque Cantonale Vaudoise

Consignes de sécurité diverses, campagnes d'affichage pour conduite prudente, sas de contrôle dans les lobbies d'entreprises, tunnels de rayon-X dans les aéroports, objets de protection pour les loisirs: la société actuelle regorge d'instructions et de gestes obligés relatifs à la sécurité. Nombre de professions consacrent une attention particulière à la sûreté des citoyen. Même si, au fil des décennies, ces mesures ont permis d'éviter des accidents, on peut toutefois se demander si la sécurité n'est pas devenue une obsession.

Le mudac souhaite aborder ces phénomènes par le biais d'une exposition qui réunit travaux de design, objets de la vie courante, photographie et art contemporain. Les thèmes abordés seront ceux de la sécurité, de la peur, de la protection et de la surveillance, quatre termes clés qui orienteront la sélection d'œuvres présentées dans l'exposition.

En parallèle, le Théâtre de Vidy ouvre son foyer à l'exposition Sains et saufs du 7 mars au 4 mai 2016.

By Dynam-Marketing. Habitat et Jardin - Halle 10 - EXPO BEAULIEU LAUSANNE - 12-20 mars 2016
www.habitat-jardin.ch

Le mudac se réjouit de présenter la première exposition sur la lecture... sans livre!

Partant du constat que la lecture, bien loin de disparaître, est un plaisir qui se décline désormais sous des formes multiples et inattendues, l'exposition est une ode à la joie de lire, inspirée des 10 droits du lecteurs de l'écrivain Daniel Pennac.

Les histoires s'y glissent dans des coussins chuchoteurs, nous aspirent dans des mondes virtuels, s'enrichissent d'odeurs, livrent leurs secrets après décodage. L'exposition fait vivre les histoires sous des formes poétiques, facétieuses ou captivantes, dans lesquelles on se plonge debout, assis ou couché. Loin de proclamer la fin du livre, elle entend célébrer le plaisir de la découverte et de l'imaginaire, en mots et en images. Pensée pour tous ceux qui apprécient la lecture, elle s'adresse en particulier au jeune public.

Rien ne se perd, tout se transforme.
Teaser de l'exposition Art & Formes 2016, une exposition Dynam Marketing présente dans le cadre d'Habitat & Jardins à Beaulieu, Lausanne, Suisse.
Expo/vente d'art et de design contemporains Suisse Romand.
art-formes.ch

Les frères Freitag s'associent aux artistes Frank & Patrik Riklin dans le cadre de leur carte blanche au mudac. Ces deux duos partagent une attitude commune sur des thèmes fondamentaux tels que l'exploitation des ressources, le plaisir de l'interaction sociale et une manière de penser et d'agir basée sur les cycles.
Leur projet ne débute pas au mudac mais dans l'espace public. Les frères partent à la rencontre des utilisateurs de leurs sacs, fabriqués à partir de bâches de camion usagées.
Ils leur proposent de participer à une action particulière qui pousse jusqu'à l'absurde le processus de fabrication de leurs produits: des sacs portés jusqu'à l'usure sont récoltés et deviennent à nouveau une bâche de camion, avant d'autres transformations en objets insolites destinés à bousculer nos habitudes et nos attitudes.
Cette exagération ironique du recyclage à l'infini traduit un manifeste quant à lui plus sérieux sur la consommation au 21e siècle, qui est à découvrir dans l'exposition.